De la méditation

Il faut mourir à tout ce que l'on a en soi !

Car l'amour est frais et innocent, jeune et limpide.
Alors, ayant instauré en soi cet ordre, cette vertu, cette lumière, on peut aller au-delà de soi-même. Ce qui signifie que l'esprit, ayant acquis un ordre qui n'est pas né de la pensée, devient alors totalement silencieux et tranquille - naturellement, sans contrainte ni discipline.

Et à la lumière de ce silence, toute action est désormais possible, puisque notre vie s'abreuve à ce silence. Et si l'on a la chance d'être parvenu jusque-là, alors au sein de ce silence naît un mouvement tout à fait différent, qui ne procède ni du temps ni des mots, et que la pensée ne peut mesurer, car il est toujours nouveau.

C'est cet incommensurable que l'homme cherche depuis la nuit des temps. Mais vous devez aller à sa rencontre, il ne peut vous être donné. Il n'est ni mot, ni symbole. Mot et symbole sont destructeurs.

Mais pour que l'incommensurable advienne, il faut que l'ordre, la beauté, l'amour absolus soient en vous. Il vous faut donc mourir, au sens psychologique, à tout ce que vous connaissez, afin que votre esprit ne soit plus torturé mais lucide, et capable de voir les choses telles qu'elles sont, tant sur le plan extérieur qu'intérieur.

   Jiddu Krishnamurti, 
"Cette lumière en nous - La vraie méditation,"

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